Les graminees
Ecrit par la redaction Lundi 12 juillet 2010
Gracieuses et graphiques, les graminées offrent l’une des palettes les plus diversifiées du monde végétal. Décoratives de mai jusqu’au cœur de l’hiver, elles se prêtent au jardin à toutes les compositions. Elles ont un charme particulier, ces herbes à l’allure sauvage. Autrefois, on les laissait orner les chemins de campagne en se gardant de les inviter dans les jardins bien ordonnés. Aujourd’hui, elles prennent au contraire une place de choix parmi les plantes jardinées, pour la douceur de leur aspect et leur facilité de culture. Elles affirment la vogue des jardins de style plus naturel, et offrent leurs formes graphiques et fluides aux créations contemporaines. La famille « graminée » regroupe en réalité des espèces très diverses, allant du pâturin des prés aux bambous en passant par les céréales ! Elles ont toutes la capacité de croître continuellement de façon à régénérer leur feuillage. Pour l’ornement des jardins, les plus jolies ont été sélectionnées par les horticulteurs et améliorées par le jeu des hybridations. Peu chères quand on les achète en godets ou petits conteneurs, elles se révèlent vite très économiques car les touffes grossissent régulièrement et elles vivent longtemps. Dans les jardins de ville, on peut se procurer quelques gros conteneurs pour avoir des plants de fortes dimensions qui occuperont plus rapidement l’espace et en feront une élément de décoration géniale.
Elégance et souplesse sont leurs atouts. Elles apportent une légèreté idéale dans les massifs de plantes vivaces et les plus petites habillent avec douceur le pied des arbustes. Le choix s’avère très large dans la multitude de formes, couleurs et hauteurs de cette catégorie de plantes. En coussins réguliers, les fétu-ques sont vertes ou bleues , tandis que les carex se déclinent en bronze, brun ou vert pomme. Un peu plus haut, l’alopecurus (3) et l’hakonechloa produisent des touffes entre 40 et 70 cm d’un beau vert tendre margine de jaune, le phalaris est rayé de blanc. Imperata et panicum sont eux d’un beau rouge foncé. Encore plus haut, le miscanthus de Chine prend des reflets argentés, cuivré ou des zébrures jaunes. Les fleurs blanches, jaunes, rosées en épis cylindriques (mélique, pennisetum) ou plu-meux (herbe de la pampa) ajoutent d’autres nuances à ces feuillages devenant mordorés en fin d’année. D’autres fleurs en épillets, portés en haut des tiges à la façon des miscanthus, ploient avec grâce en fixant les gouttes de rosée. Parmi les formes intéressantes au jardin comme en potées, celles très évasées du deschampsia et des pennisetums contrastent avec les tiges raides et dressées des calamagrostis. Toutes oscillent sous le vent et n’ont pas besoin de tuteur pour y résister même quand elles atteignent plus de 2 mètres de haut. Les plus gracieuses bordent les allées et garnissent les massifs ou les racailles, les plus hautes et imposantes servent de brise-vent. Quand aux stipa « cheveux d’ange », ils offrent un feuillage si soyeux qu’ils s’immiscent partout pour le plaisir de les frôler en passant.
Mots-clefs :Décoration, fleurs, Jardin
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